La Chine est un pays étonnant à bien des égards. En effet, outre son rayonnement de plus en plus incisif aujourd’hui sur le plan international tant au niveau économique, politique, que culturel, la Chine offre également des singularités à l’intérieur de ses frontières. C’est ainsi que la composition, qui au passage faut-il le souligner, représente plus du cinquième de la population mondiale, est contrairement aux idées reçues bien plus complexe qu’on puisse l’imaginer.
En effet, bien que dominé à 90% par la minorité Han, la population chinoise constitue en vérité pour les 10% restant une véritable mosaïque ethnique qui expliquerait par ailleurs la diversité culturelle de ce grand pays d’Asie. Ainsi, la population chinoise est donc composée de 57 minorités ethniques dont la localisation géographique, à l’ouest et au sud du continent chinois, s’explique par des faits historiques.
Au premier siècle de notre ère, les empereurs de la dynastie des Han pratiquaient une politique impérialiste qui permit d’étendre les confins de la Chine impériale de l’époque jusqu’à l’ouest et au sud du continent, contribuant ainsi à un brassage ethnique faisant de la Chine d’alors une véritable nation multiethnique. C’est ainsi que l’empire chinois va réussir à annexer par exemple la Mongolie et le Tibet. Ces soubresauts impérialistes vont ainsi au fil des dynasties et des siècles à non seulement diversifier la composition de la population chinoise mais également et surtout à enrichir la culture chinoise. C’est ainsi que pendant le règne de la dynastie Tang (618-907), la Chine va-t-elle recueillir et assimiler les influences culturelles des quatre coins de l’Asie et mêmes des pays méditerranéens. Sous cette même dynastie, les différents groupes ethniques du Nord vont s’unir et connaître un brassage ethnique sans précédent.
Parmi les 57 minorités ethniques composant la Chine actuelle, il est deux grandes ethnies qui se distinguent des autres par son histoire pour l’une et par son rayonnement culturel et spirituel pour l’autre : il s’agit respectivement des Mongols et des tibétains. La minorité mongole en Chine est localisée au niveau de la Mongolie intérieure, une région autonome de la Chine septentrionale. Cette minorité composée par une population de 4 802 402 âmes, est l’une des plus célèbres minorités chinoises de par son histoire. En effet les Mongols sont les héritiers de grandes confédérations nomades (Xiongnu, Xianbei, Ruan-ruan) dont l’unité a été l’œuvre du célébrissime Gengis Khan, en 1206. Gengis Khan, fort de son œuvre de fédération des différents clans nomades de Mongolie, va réussir à créer le plus vaste empire qui ait jamais existé, s’étendant de la Mongolie actuelle (ex- Mongolie extérieure) en passant par le Nord et le Sud de la Chine, l’Afghanistan, la Hongrie et même jusqu’en Russie. L’empire de la dynastie Khan sera achevé en 1279. Cependant, après la dislocation de l’empire au cours des XIVème et XVème siècles, les mongols du Nord de la Chine vont passer sous la sujétion chinoise durant le règne de la dynastie des Qing, tandis que les Mongols du Nord de cette région de la Chine vont accéder à l’autonomie dès 1911 et créer la République de Mongolie extérieure, aujourd’hui Mongolie, en 1924.
Quant à l’ethnie tibétaine de la région autonome de l’ouest de la Chine, elle se distingue des autres minorités ethniques chinoises de par le rayonnement culturel et surtout spirituelle qu’elle a su imposer au niveau du continent chinois et asiatique en général mais également au niveau international notamment de nos jours. Ce rayonnement spirituel de la minorité tibétaine trouve également sa source dans l’histoire du peuple tibétain. En effet, lorsque entre 1543 et 1583, le prince Mongol Altan Khan qui assujettit à l’époque le Tibet sous la domination mongole, organise l’Eglise tibétaine sous l’autorité du Dalaï-lama, va amorcer la mise en place d’un véritable régime théocratique dans la région sous cette même autorité du Dalaï-lama et deviendra effective à partir de 1642. A partir de cette époque, le Dalaï-lama autorité spirituelle du peuple tibétain, va jouir d’une véritable aura aussi bien spirituelle que politique au sein du peuple tibétain.
La domination de la Chine sur la région qui s’établit à partir de 1751 sous la dynastie Qing et qui continue encore aujourd’hui et qui eu pour conséquence l’exil du Dalaï-lama actuel à l’étranger a contribué à étendre cette influence spirituelle tibétaine hors des frontières de l’Asie et notamment de l’Occident. C’est ainsi que malgré lui sans doute, le Dalaï-lama va contribuer à un véritable prosélytisme du lamaïsme en Occident.
Le lamaïsme ou bouddhisme tibétain, religion pourtant complexe, propose une foi et un mode de vie unique et qui séduit de plus en plus nombre de personnalités internationalement connues comme le célèbre acteur Richard Gere qui s’est véritablement converti à cette religion.
Outre ces ethnies dont certaines ont contribué directement ou indirectement au rayonnement international de la Chine, la langue chinoise contribue également à la singularité du pays. En effet, cette langue, qui faut-il le souligner, devient de plus en plus incontournable, est l’une des plus compliquées du monde. Aussi, la maîtriser relève quasiment de l’impossible. Toutefois, l’on peut tout de même apprendre et se souvenir de certaines catégories de mots qui peuvent rendre bien des services si l’on se rend en Chine.
Ainsi, certains mots de politesse restent incontournables pour le touriste de base :
Par exemple :
- bonjour se dit « nihao »
- au revoir « zaitché »
- merci « shiéshié »
- pardon, excusez moi « deuïbushi »
- ça n’est pas grave « meïshi »
D’autres sont tout simplement indispensables comme :
- non (il n’y a pas) se dit « meyo »
- non ( je ne veux pas) « buyao »
- je veux « wo yao »
- je ne comprends pas « wo tingbudong »
- combien ça coûte « do saotchan »
D’autres encore tenant tout simplement à une question de survie vous seront d’un grand secours :
- hôtel se dit « fadian/bingouan »
- restaurant « canting »
- addition « meïdan »
- je suis malade « wo sheng bing »
- toilettes « tchésouo »
- bus « gongong tchishe »
- train “houotche”
- aéroport “feijichang”
- taxi “taxi”
Bref, si désormais vous vous rendez en Chine, ce grand pays n’aura plus aucun secret pour vous !

