Capitale de la région de Xinjiang, au nord-ouest, la ville de Ürümqi prend principalement son origine de la Mongolie. D’ailleurs, Ürümqi se traduit du mongol par « Beaux pâturages ». Bien qu’elle soit chinoise, la ville est très différente de la Chine profonde et on est tout à fait surpris en visitant cette ville qui regorge de minorités et donc de styles en tout genre.
La diversité constatée a amené à la création d’un musée, Le Musée du Xinjiang. On y expose les parures et les vêtements des différentes minorités mais également les sculptures et les peintures qui forment une mosaïque artistique intéressante. Néanmoins, il n’est pas nécessaire d’arriver jusqu’à ce musée pour constater de visu cette diversité. A peine arriver dans la ville, les constructions rappellent plutôt les villes de l’Inde ou encore du Moyen-Orient. On y voit par exemple de nombreuses petites mosquées où une importante communauté musulmane s’y est installée. Les quartiers dits anciens ne reflètent aucunement le style architectural chinois qui se fait vraiment rare dans la ville. Il n’existe pas de style typique à la ville tant les constructions sont différentes d’une rue à une autre. Ürümqi s’est définitivement formée sur des petits morceaux apportés des différentes ethnies pour se réunir en une seule grande agglomération.
Cette diversité s’illustre encore une fois avec le Marché des Minorités où chaque ethnie vivant dans la ville présente les spécialités de leur culture ; des glaces des musulmans aux étals d’épices et de fruits secs comme dans les marchés du Moyen-Orient, en passant par les tapis qui suggèrent un style méditerranéen, et des sculptures et poteries qui semblent provenir directement d’Afrique. On retrouve enfin dans la nourriture le style chinois avec les serpents séchés et autres reptiles. Un vrai petit carrefour de culture au bout du monde.
Sa géographie se compose essentiellement de montagnes et de hautes plaines. Il est aussi intéressant de savoir que c’est la ville la plus continentale du monde, c'est-à-dire que la mer est vraiment très éloignée à environ 2500 kilomètres de la ville. L’eau n’est pas un des éléments les plus caractéristique de la région.
Néanmoins, le Lac Céleste Tianchi est l’un des sites naturels – d’eau – étrangement beau quelque soit la saison à laquelle on le visite. En été, il reflète les belles couleurs des environs, en hiver, l’eau gèle et devient une patinoire, où le paysage se caractérise par la pureté dégagée par le blanc et la lumière qui s’y reflète. La température de la ville est effectivement très balancée avec des hivers très froids comme des étés très chauds.
Le touriste peut étrangement s’immerger dans le « Far West chinois » à travers les activités de la Vallée des Peupliers. Cette vallée se compose d’une plaine de pâturage et une chute d’eau de 40 mètres de hauteur qui ponctue le décor. On peut y faire du cheval et participer à l’une des courses ou encore faire du lasso pour attraper, non pas un veau, mais un … mouton.
Une autre merveille de la nature peut être admirée en ces lieux en visitant le Mont Rouge, dont le nom s’explique tout simplement par la roche rouge qui compose cette montagne. Une autre formation rocheuse du même genre est prisée les touristes ; un peu plus au nord, il s’agit de la Montagne de Feu. Moins élevée que le mont Rouge, la Montagne de Feu semble réellement être la proie des flammes : spectacle magnifique.
On trouve aussi dans la région des cités antiques qui sombrent malheureusement petit à petit dans l’oubli. Ces cités sont en ruine mais la visite de ces lieux reste intéressante pour voir des tombes antiques. Ainsi, à la carte on a la Cité Antique de Gaochang et celle de Jiaohe.
La Chine se fait discrète dans cette ville mais la Chine c’est aussi ce mélange des cultures. Pour ceux qui sont plutôt enclin au style purement chinois, Ürümqi n’est peut-être pas la ville idéale à visiter. Mais pour ceux qui veulent découvrir cette autre facette de sa culture, c’est un endroit rêvé. Enfin pour ceux qui ne se soucient que du paysage, la région en regorge.